Babette — Avec qui ça matche ? Quelles affinités en amitié et en amour ?
Babette, tu n’ouvres pas ton cœur à demi.
Tu observes longtemps, puis tu choisis enfin,
comme on tourne une clé dans une porte ancienne
sans hâter le bois, sans brusquer le matin.
En amour, tu ne te donnes pas à l’illusion.
Tu veux la tenue, la parole tenue aussi,
et quand tu aimes, ce n’est pas par caprice,
c’est avec cette rigueur tendre qui te définit.
Affinités en amour
Tu peux aimer Paul, Julien, Thomas,
ces prénoms qui savent rester à leur place,
qui n’envahissent pas, qui savent écouter,
et dont la présence ne cherche pas à te trahir.
Avec Antoine, tu trouves souvent une aisance
faite de nuances, de patience, de clarté.
Avec Nicolas, si le respect demeure,
tu aimes l’élan, mais sans te laisser presser.
Tu te méfies des flammes qui promettent tout,
des hommes trop pressés de nommer l’évidence,
car ton désir préfère une fidélité lente
à ces grands élans qui s’épuisent en apparence.
Tu as moins d’affinités avec les tempéraments
qui prennent l’air de savoir avant d’avoir compris,
avec ceux qui confondent l’audace et la hâte,
et veulent posséder ce qui demande d’être accueilli.
En amitié, tu n’es ni légère ni froide.
Tu es de celles qu’on appelle quand tout vacille,
parce que tu sais tenir un silence juste,
et qu’avec toi la confidence ne se fragilise pas.
Babette: Affinités en amitié
Tu aimes Claire, Sophie, Élodie,
ces prénoms qui portent une vraie simplicité,
des complicités franches, des rires sans mise en scène,
et des liens qui restent debout dans la durée.
Avec Anne, tu bâtis quelque chose de solide.
Avec Nathalie, si les mots restent sincères,
tu partages ce goût des vérités nettes,
de l’aide concrète, du geste qui ne fanfaronne pas.
Tu as moins d’élan pour les amitiés bruyantes,
celles qui demandent qu’on se montre plus qu’on n’est,
qui s’épuisent à séduire l’instant présent
et laissent derrière elles un vide trop poli.
Babette, ton cœur n’est pas fermé, il est précis.
Il choisit ce qui dure, ce qui respecte, ce qui tient.
Tu donnes beaucoup quand tu te sais en confiance,
et ta tendresse, alors, devient presque un pays.
Si l’on veut te connaître, il faut te laisser venir,
sans t’arracher ton rythme, sans t’imposer de rôle.
En amour comme en amitié, tu demandes l’essentiel :
une présence honnête, et la délicatesse d’être au sol.